Le diplôme des moulins de France (D.M.F) est destiné à promouvoir l'émission et permet de découvrir notre patrimoine. C'est avant tout un divertissement.

 

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Chaque semaine, découvrez un nouveau moulin.

 Mercredi 24 novembre

Moulin Neny à Virlet (63)  

 

Il s’agit d’un moulin qui aurait été construit au XIIIème siècle, si l’on en croît le livre de l’abbé Peynot qui situe sa construction dans ces années. L’importance économique des moulins, à eau fut reconnue dès le début du Moyen-âge ; ils furent d’abord les instruments de puissantes communautés religieuses, puis des seigneurs, seuls capables de construire ces édifices coûteux, attirant la clientèle paysanne circonvoisine qui y venait moudre son grain contre redevance. Souvent seigneurs et religieux s’alliaient dans l’entreprise. Dès le Xème siècle, les féodaux avaient réussi à imposer à leurs sujets l’obligation d’utiliser exclusivement le moulin seigneurial.

Devenu banal, comme le four ou le pressoir, il procurait un revenu constant à son propriétaire. Seul détenteur du droit d’eau, le seigneur contrôlait désormais une partie de l’activité économique dans la banlieue de son domaine et veillait jalousement à ce que quiconque n’y établisse une machine concurrente. Dans la coutume, fixée par écrit en 1411, la lieue de moulin est égale à quinze mille pieds, soit environ quatre kilomètres et demi. Elle englobait donc largement le territoire d’un grand nombre de petites seigneuries. Dans les fiefs plus vastes existait la possibilité d’édifier, en dehors de la banlieue, des moulins non banaux. Cependant leur construction restait soumise à l’autorisation du seigneur. Dans une seigneurie où la population était abondante ces moulins de particuliers trouvaient assez facilement du travail en effet la coutume prévoit que si le grain déposé au moulin banal n’est pas moulu dans les trois jours, passé ce délai, son propriétaire peut l’emporter à moudre au moulin de son choix. On peut avancer, provisoirement et sous réserve d’investigations plus approfondies dans la documentation, que la banalité de ces moulins ne paraît pas avoir
été monolithique. Le meunier du moulin faisait serment au seigneur d’entretenir le moulin et de ne pas gruger la clientèle. Il devait sous peine d’amende exposer sur la bâti supportant les meules et sous lequel on garde les sacs de farine, le boisseau à la mesure de la seigneurie, et se servir exclusivement de celui-ci. Au moment de la prise à bail, l’état des meules était constaté.

C’était, pensons-nous, un moulin de berge. Il enjambait le coursier dans lequel tournait la roue, et est dit à cheval;. Entraînée par les eaux du Bouron, sa roue, d’un diamètre inférieur à deux mètres était en bois et se situait dans la lignée des roues traditionnelles, œuvres de charpentiers locaux. Habituellement, sur les petits cours d’eau, sur les ruisseaux, la faiblesse du débit et son irrégularité interdisaient l’usage de ce type de roue ; il fallait alors créer une retenue, un bassin, qui constituait une réserve énergétique et une chute ce moulin, il n’a pas été nécessaire de construire le barrage habituel pour en permettre le bon fonctionnement. A son amont, l’exceptionnelle abondance des sources d’eau vive pouvait alimenter d’un bout à l’autre de l’année ce petit moulin, même en période de sécheresse estivale. Tous les ruisseaux auvergnats étaient peuplés d’installations de ce genre et la carte de Cassini de la seconde moitié du XVIIIème siècle, montre les centaines d’étangs aujourd’hui presque tous disparus qui les animaient. Dans biens des cas, en raison du nombre des moulins implantés sur le même ruisseau, l’eau venait à manquer l’été malgré la retenue, et il fallait alors attendre que le bassin se remplisse pour travailler. Certains chômaient pendant plusieurs mois de l’année. Souvent le meunier, ou le seigneur propriétaire du moulin à eau, faisait construire à proximité de celui-ci un moulin à vent qui prenait le relais lorsque l’eau manquait. Le Moulin Nény a subi des transformations au cours des siècles et c’est ainsi qu’il s’est retrouvé avec une partie habitable pour le meunier aux alentours du XVIème siècle.

Mais à la fin du XIXème siècle il cessa toutes activités. Aujourd’hui, adapté au confort moderne, il est transformé en chambre d’hôtes. Ce vieux moulin datant du Moyen-âge donne un charme particulier à cette région si attachante d’Auvergne.

 LE MOULIN NENY A VIRLET, PUY-DE-DÔME, AUVERGNE (auvergne-centrefrance.com)

 

  Quelques stations en portable.

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Jean-Marie, F5NLX/p au phare des Anglous