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Lundi 28 septembre
Grand moulin de Balan

Roue diamètre : 6,30 m
Largeur : 3,20 m
Puissance : 32 CV
Caractéristiques du Grand Moulin de Ballan
Erigé sur le Cher, de 1515 à 1520, par Jacques De Beaune de Saint Blancay, (Semblançay), en forme d'arche sur le Cher, c'est une belle construction en pierres de tuffeau, reliée à la rive par une passerelle de bois, l'un des derniers survivants des moulins-pendants du passé qui se différencient des moulins à eau classiques installés sur les rivières de nos régions.
Ce type de construction ingénieuse pour les bâtisseurs de moulins, ne se rencontre que sur les bords des rivières à fortes fluctuations de niveau d'eau.
Sa conception descend en droite ligne des moulins appelés "moulins-pendants".Ceux-ci furent nombreux sur les grands fleuves et rivières importantes. Ils étaient installés, à l'origine, dans des cages fixes, calés entre deux piles de pont, là où le courant est le plus fort. Munis d'une roue motrice disposée de façon à pouvoir être élevée ou abaissée à l'aide de treuils ou d'un mécanisme à crémaillère, ils étaient intimement imbriqués avec le pont. Leur destruction éventuelle, soit par l'incendie soit par de fortes crues, mettait en péril l'ouvrage lui-même bâti de pierres ou de bois.
A Tours, le pont D'Eudes sur la Loire, aujourd'hui disparu, en comportait 6. Ils ont existé pendant trois siècles...
Le Grand moulin sur le Cher situé sur la commune de Ballan, est l'un des derniers moulins-pendants construits sur les rivières navigables de France, et le seul subsistant en région Centre.
Cette grande bâtisse de pierres blanches, érigée sur le site d’un moulin antérieur disparu, connu au XIIesiècle appartenant à l’Abbaye de Saint Julien, est dotée en son milieu d'une arche qui rappelle l'origine de ce type de moulin, suspendu aux arches des ponts sur les fleuves, du Moyen-âge jusqu’au XIXe siècle. Il possédait une roue fixée sur un châssis, lui-même suspendu à la partie supérieure du bâtiment, sous l'arche, le tout coulissant au dessus de l'eau par l'intermédiaire d'un système de cabestan permettant d'élever ou d'abaisser la roue suivant la hauteur variable de la rivière.
La transformation à la fin du XIXe siècle des mécanismes de mouture, pour devenir une minoterie moderne, a conservé le principe de l'ancien mécanisme de bois disparu (on peut voir les traces de celui-ci, dans la pierre à l'intérieur) en le remplaçant en 1895, en fonte et acier. En prise directe sur la grande roue, il permet donc toujours de la remonter ou de la descendre comme par le passé.
C’était à l’origine, une roue dite en dessous à pales planes, seule connue, avant les travaux de Poncelet, (ingénieur 1824), actionnant deux paires de meules en 1681.
De 1895 à 1900, pour accroître la force nécessaire à la production, la roue est remplacée, par une neuve de 6,30 m de diamètre sur 3,20 m de large, à aubes incurvées, donnant une puissance de 32 CV aux 6 paires de meules à blé et permettait en plus, d’activer le mécanisme de relevage, qui étant en prise directe sur la grande roue, pouvait donc la remonter ou la descendre, grâce à l’énergie de celle-ci !
Cette roue, toujours en place aujourd’hui, fut la source d’énergie essentielle avec, dans les années 1920,l’adjonction de divers moteurs auxiliaires pour pallier les variations du débit de la rivière, (moteur à l’huile lourde, à gaz pauvre puis en 1946à l’électricité), jusqu’à l’abandon du moulin en 1974,remplacé par une minoterie moderne construite sur la Rive gauche duCher.
Le passage de l’activité artisanale au stade industriel du moulin de Ballan, qui a su assimiler en une décennie, les innovations de l’industrie meunière, le fait que cette minoterie est été en activité jusqu’à notre époque, a permis de sauvegarder en état l’architecture de l’ancien moulin du XVIesiècle.
Celui-ci après plus de quatre siècles d’existence a eu le bonheur de ne pas trop éprouver les atteintes du temps et des hommes ! Il est de notre devoir de le protéger et de le faire revivre.
Depuis 1999des travaux de restauration de son mécanisme de relevage et de sa roue ont été entrepris, s’accompagnant de l’installation d’une passerelle à l’intérieur, au dessus de la roue et du mécanisme restauré, permettant sa vision en fonctionnement comme dans le passé, aux visiteurs en toute sécurité.
Le site a belle allure sur la rivière Cher,qui retrouve avec ses bateliers et gabarres, une animation propre à faire revivre le Grand Moulin de Ballan, témoin vivant de l’évolution de notre civilisation.
Le moulin a été classé à l’inventaire des Monuments Historiques en date du 7 avril 2006.
(Historique : Extraits de l’ouvrage de G.H.Penet, Le Grand Moulin de Ballan,édité par la FFAM.en 2008)

Une Charrière (bateau plat) traversant le Cher à Ballan, à la fin du XIXe siècle….

Cliché G.H.P
Aujourd’hui, Le Grand Moulin de Ballan sur le Cher........
Stations portables en France et dans le monde
Julian G4VHJ/p
Une photo de Bourgogne Franche-Comté?
Moirans en Montagne

Une ville à la campagne, idéalement située entre Vercors, Chartreuse et Bièvre
Aux portes du massif alpin, avec, à l’horizon le Vercors et la Chartreuse, entre les contreforts du relief des terres froides et la plaine de l’Isère, la ville de Moirans bénéficie d’un point de vue géographique d’une situation remarquable. Entre le bourg, les coteaux et la plaine, elle se distingue dans le Voironnais par un paysage diversifié.
Depuis l’origine des temps, Moirans est naturellement au cœur des grands axes de communication et des grands paysages. Aujourd’hui elle est à la jonction des autoroutes A 48 (Grenoble-Lyon) et A 49 (Grenoble-Valence), et au cœur de l’axe ferroviaire Grenoble-Lyon-Valence avec deux gares intra-muros. Elle n’est qu’à 20 kilomètres à vol d’oiseau de Grenoble.
Un peu cachée derrière le viaduc ferroviaire, elle offre de nombreuses richesses patrimoniales, commerciales, sportives et culturelles à celles et ceux qui font l’effort de « passer le pont ». La ville elle-même sort de ses frontières historiques et un nouveau quartier sort progressivement de terre, futur polarité d’attraction du Pays Voironnais, le quartier Gare.
Moirans se présente sous la forme d’une petite agglomération de 7908 habitants ayant connu une forte urbanisation durant ces cinquante dernières années. Le territoire présente donc plusieurs formes d’habitats : anciens corps de fermes, villas contemporaines et immeubles d’habitations se côtoient sur l’ensemble du territoire, avec trois grands parcs de loisirs et de détente (Le Vergeron, le Parc Martin, le Parc de la Grille).
Après plusieurs années de perte démographique, la commune connait une arrivée de nouvelles familles, attirées par sa situation avantageuse et ses nombreux atouts en terme d’équipements, de services et d’animation : tout est organisé pour les accueillir au mieux et les intégrer à la vie Moirannaise.
Le territoire de la commune est bordé au sud par l’Isère et traversé par un de ses affluents, une rivière, la Morge. Ce territoire héberge également des zones humides appelées « les isles de Moirans », véritable oasis de verdure et de biodiversité.
Démographie : 7979 habitants (chiffres 2026)
Superficie: 2006 hectares
Altitude moyenne : 185 mètres (centre-ville)
Latitude : 45°19′
Longitude : 5°34′
